Présentation du milieu

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La Sologne est une cuvette d’argile et de sable, inclinée d'est en ouest. En période de pluie, l’eau reste en surface mais en période sèche, la pénurie d’eau pose rapidement de gros problèmes.

Saint-Viâtre est le « cœur de la Sologne des étangs », avec environ 140 plans d’eau, ce qui représente 1300 hectares, soit 13% de la superficie de la commune.

Les étangs sont également nombreux sur les communes de Marcilly-en-Gault et de Vernou-en Sologne.
Les plantes forment des ceintures végétales concentriques autour de l’étang et on trouve très souvent les mêmes successions floristiques végétales, du centre vers l’extérieur :

  • végétation flottante avec les renouées, les nénuphars, les châtaignes d’eau…
  • roselière avec les massettes, les phragmites, les roseaux…
  • jonchaie-cariçaie avec les iris, les joncs…
  • saulaie
  • prairie, lande humide ou forêt.

Le phytoplancton et autres plantes chlorophylliennes rejettent le dioxygène nécessaire à cette eau stagnante : c’est la photosynthèse. Cette dernière est à l'origine du développement de la vie dans l’étang.

Un étang fonctionne en autoépuration : la roselière y participe grâce à sa qualité d'absorption des éléments minéraux. Elle constitue par ailleurs un milieu biologiquement très riche et un lieu de protection pour toute la faune qui s'y installe. La vase joue un rôle également très important. Elle abrite une faune microbienne qui transforme les déchets organiques en produits assimilables par les autres organismes vivants de l'étang. C'est pour cela, qu'au fond des étangs, il est préférable d'avoir un peu de vase.

Un étang se suffit à lui-même ; pourtant il faut quand même l’entretenir en le faucardant, c’est à dire en fauchant l’excès de végétation. En effet, trop de plantes dans l’étang entraînent son eutrophisation et donc un manque de dioxygène pour la faune aquatique. Elles participent à la fermeture du milieu et comblent l’étang en s’accumulant.

Il est nécessaire de mettre l’étang en "assec". Cela permet la minéralisation de la vase (on évite ainsi l’eutrophisation) et la régénération du sol (les plantes absorbent l’excès de vase). Au Moyen-âge, ces « assecs » se faisaient tous les huit ou neuf ans. Pendant un ou deux ans, des céréales étaient cultivées. Les « assecs» sont toujours d’actualité, nécessaires au bon fonctionnement de l’étang. Aujourd’hui, ils ne sont pas toujours cultivés mais laissés en friche.
Sans entretien, l’étang est voué à disparaître et devient un marécage.